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Témoignages

La société ADSI, créée en 2018 par Axel Disgand est spécialisée dans les travaux sous-marins. L’entreprise propose des solutions techniques adaptées aux environnements extrêmes comme la protection contre les incendies, avec l’intervention de scaphandriers ponctuelle ou quotidienne. L’entreprise emploie à ce jour 10 personnes. Tous les ans, ADSI estime sauvegarder 100 000 m³ d’eau de mer, ce qui est exemplaire en termes d’impact environnemental. Très impliqué dans la protection de l’environnement et la préservation des ressources naturelles, Axel travaille en partenariat avec la Région sur un ambitieux projet de création d’un dispositif incitant les entreprises à économiser l’eau.

« Le temps n'est pas à l'introspection »

ADSI

 

 « Jouer le jeu » de la solidarité

Les salariés d’ADSI interviennent chez les clients de grands groupes de BTP comme Vinci ou Colas. Lors de l’épidémie de la Covid 19, les équipes constatent bien en amont un ralentissement notoire de l’activité en observant le peu de fret dans les entrepôts et le report, voire l’annulation de nombreux projets. Le 13 mars, le planning d’avril est annulé dans son intégralité du jour au lendemain sachant que le délai d’attente habituel pour toute intervention est de 2 mois ! Axel Disgand prend donc la décision de cesser l’activité 24 heures avant l’annonce du confinement car continuer le travail dans les conditions sanitaires respectueuses lui est impossible.

A partir du mois de mai, l’activité reprend en obéissant à un protocole sanitaire strict, du nouveau matériel sanitaire est imposé. L’entreprise regagne de la visibilité mise en berne durant le confinement. Axel constate une diminution du panier moyen des clients, qui privilégient surtout les petites interventions. Axel choisit de « jouer le jeu » de la solidarité en passant des commandes importantes à ses fournisseurs  : vêtements, équipement, imprimerie…, au risque d’impacter sa trésorerie malgré le report et l’étalement de ses charges. La crise représente pour ADSI : 135 000 € de manque à gagner, dont 25 000€ de pertes sèches. Malgré cela, l’entreprise réalise un bon mois d’août ».

 

Une certaine déshumanisation de la relation professionnelle

Au-delà de l’impact économique de la pandémie, l’impact moral est massif. L’aide obtenue sur le fonds d’urgence COVID Résistance a été décisive pour Axel : « Voir un collège d’experts prêt à miser sur notre entreprise est très encourageant. De plus, cela a eu un effet levier vis à vis de  nos fournisseurs».

Selon le chef d’entreprise, l’impact psychologique s’est articulé en deux temps :« Au début, lorsque l’on est dans l’œil de cyclone, on sent que l’entreprise est sous perfusion sociale. Ensuite les comportements changent, on perd le contact physique avec les clients, qui est pourtant si important pour nous. On assiste comme  à une déshumanisation de la relation». Axel nous explique qu’il a pour habitude de visiter en personne tous ses clients tous les ans, ce qui  est difficilement réalisable cette année !

Faire face avec de nouveaux challenges

Le dirigeant de ADSI se projette sur la fin d’année, période très chargée pour son entreprise qui effectue une grande partie de son chiffre d’affaires les deux derniers mois de l’année : «  Nous sommes prêts, mais on ne sait pas à quoi. Le chiffre d’affaires attendu sera fait, j’en suis sûr, mais à quel prix ? ». Continuer à travailler en confiance dans un souci de respect de l’environnement  avec  une équipe de salariés compréhensifs, l’entreprise fait face avec de nouveaux challenges encore à relever. Le télétravail implique plus de patience, de délais, d’incompréhensions et donc une tension de l’activité et des difficultés à s’organiser. « L’activité est saccadée et nous avons du mal à retrouver un rythme de croisière ».

De plus, il s’inquiète pour le manque de visibilité concernant les charges URSAAF. En effet, on ne connait toujours pas le dénouement des sommes non versées pendant la crise, ainsi que ce qu’il va advenir des éventuels allégements de charges versées à la reprise. Axel s’attend à une très faible, voire aucune rentabilité en fin d’exercice : « Il semblait évident que les charges devaient être tronquées pour tous lors de la reprise, cela semble moins clair à ce jour. Il faudra donc nous préparer à envisager des efforts financiers, voire de débaucher afin d’assumer les sommes qui pourront nous être réclamées. Ce que je trouve relativement absurde, car on sera en destruction d’emploi, pour assumer les charges de l’emploi. Il y a selon moi une piste de réflexion pour choisir maintenant la situation post crise que nous souhaitons. »

 

Pour Axel, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions de cette crise avec la rigueur qu’elle implique: « Je pense que si l’on en tire trop vite des leçons, elles seront surtout humaines et non professionnelles. Aujourd’hui c’est le temps de l’action et pas de l’introspection. »

 

D’après une interview réalisée par Emma Guirandy pour IPA

 

 

Après plusieurs portraits d’entrepreneurs ayant bénéficié d’un prêt COVID Résistance, nous avons choisi de vous faire découvrir l’autre côté du dispositif, celui des bénévoles. Nous nous sommes donc entretenus avec David Rebeyren, vice-Président d‘Initiative Pays d’Aix (IPA) et CEO de RS Développement. David est engagé dans l’association depuis plusieurs années, a participé à la mise en place et au fonctionnement du fonds COVID Résistance dès le début. Il partage sa vision de la crise, l’élan de solidarité auquel il a contribué, entre bienveillance et professionnalisme.

« Penser en homme d’action, agir en homme de pensée »

 

David Rebeyren

Depuis plus de 10 ans aux côtés d’IPA

David Rebeyren a effectué un cursus d’ingénieur chimiste. En 2008, il crée son entreprise RS Développement, basée à Aix- les Milles ; il s’agit d’un laboratoire d’analyse de produits de grande consommation commercialisés en grande surface. David et son associé emploient 30 salariés. Experts produits, ils testent des produits non alimentaires dans les secteurs de la détergence et cosmétique, du papier-hygiène, du bricolage, bazar et aussi issu du secteur automobile, biens de consommation destinés à 30% à l’export. RS Développement est aussi composé d’un Institut de Tests Consommateur : « Je Teste Comme Chez Moi ».

La première rencontre entre IPA et David se fait en 2008, lorsqu’il sollicite un prêt d’honneur pour la création de son entreprise. Il siège ensuite en tant qu’administrateur pour le compte du CJD, Centre des Jeunes Dirigeants section d’Aix, puis intègre le Conseil d’Administration au nom de RS Développement puis enfin le Bureau de l’association. En 2019, il devient Vice-Président d’IPA. Ce parcours et cet engagement seront en partie motivés par le parrain de David, Frédéric Régis, ancien président d’Initiative Pays d’Aix.

 

J’ai trouvé de l’énergie dans ce dispositif

Lors de la crise du Covid, David se mobilise aux côtés d’autres bénévoles et des salariés d’IPA pour organiser l’ensemble du dispositif COVID Résistance. Il préside aussi des comités COVID, « ce fut une vraie mobilisation, un véritable élan de solidarité au service des entrepreneurs dans le besoin ». Deux éléments seront essentiels lors de ces comités : le premier est l’aspect factuel des dossiers, l’évaluation objective de l’éligibilité, des valeurs et de la situation des entrepreneurs demandeurs de prêt. Le second élément est l’aspect humain des comités, et la bienveillance que cela implique : « Il ne faut pas s’arrêter à la forme mais aller plus loin, en restant toujours bienveillant, on a en face de nous des personnes qui ont peur de l’avenir ». Le plus difficile dans cette expérience fut d’annoncer aux entrepreneurs que leur prêt est refusé, en effet « même si chaque décision est motivée par des faits concrets, humainement c’est difficile d’annoncer cela. Il faut trouver les mots justes, dialoguer, car on est entrepreneurs nous-mêmes donc on peut se mettre à leur place ». Heureusement, la majorité des prêts ont été acceptés, David déclare que « c’est dans ces moments que l’on est content d’être bénévole, on se sent utile. J’ai trouvé de l’énergie dans ce dispositif ».

Pour notre bénévole, la crise s’est articulée en deux moments phares dans le monde de l’entreprise. Au début, le stop, le coup de massue « on ne comprend pas, on prend un mur », le mental des entrepreneurs a été clairement touché par le stress, la peur et la déception. Puis est venu le temps du rebondissement, une sorte d’instinct de survie a pris le dessus et a poussé les entrepreneurs à faire preuve d’agilité et de souplesse pour s’en sortir. David se dit surpris par la force et la détermination qu’ont démontré les TPE / PME, « être chef d’entreprise, c’est savoir rebondir. Mais seulement 10% d’entre eux ont été assez optimiste pour voir dans cette crise une opportunité de réinventer le monde, il en faudrait plus ! ».

 

Agir vite et rester lucide

En tant qu’entrepreneur, David voit la crise du Covid comme un mini-traumatisme ayant frappé l’ensemble du monde de l’entreprenariat, « il y aura clairement un avant et un après. Avant on planifiait, on anticipait. Aujourd’hui il y a tellement d’incertitudes qu’il faut élaborer des scénarios, envisager des hypothèses afin d’être prêt à l’instant T et pouvoir profiter des opportunités ».

Sa connaissance des consommateurs lui fait dire que l’épidémie va certainement changer leurs habitudes de consommation, leur rapport à l’écologie, à la sécurité, notamment sanitaire. La grande distribution va devoir s’adapter, car les consommateurs ont redécouvert l’importance des commerces de proximité et d’effectuer des achats utiles et raisonnés. « Je suis curieux de voir le futur », déclare t’il.

« Concernant RS Développement, nous allons conserver nos valeurs correspondantes à notre gestion familiale en faisant preuve de prudence par rapport à nos investissements mais en restant agile dans notre quotidien  pour rebondir le plus rapidement possible ». Côté humain, la solidarité et la notion de responsabilité de ses collaborateurs ont été une véritable révélation pour David. Le secteur d’activité de RS Développement engage une grande responsabilité vis-à-vis de la sécurité des consommateurs. Il faut donc agir vite mais rester lucide, comme le dit très bien David : « penser en homme d’action et agir en homme de pensée ».

 

D’après une interview réalisée par Emma Guirandy pour IPA

 

Site Internet : http://welcome.rsdeveloppement.com/

 

 

Initiative Pays d’Aix a rencontré Jean-Claude Hippomène, CEO de l’entreprise Nerya, spécialisée dans les solutions informatiques destinées à l’industrie. Avec beaucoup de bon sens, il nous rappelle l’importance de l’humain à l’ère du digital, mais aussi de la prise de risque dans un monde en constante mutation.

« Anticiper, faire confiance à l’humain et investir dans l’avenir ! »

Souplesse de la start-up et capitalisation sur l’expérience

Jean Claude Hippomène est ingénieur mécanique, il intègre en 2005 l’entreprise ECP spécialisée dans le management de projet après avoir effectué ses 5 années d’étude en alternance, pour lui véritable accélérateur de carrière. Il devient rapidement Business Manager dans le Nucléaire avant de se voir confié en 2014 la Business Unit Solutions Informatiques. L’entreprise est rachetée par le groupe Assystem en décembre 2017. Soutenu par le groupe, Nerya se créée sous via une spin-off en avril 2018. Elle devient alors totalement indépendante et gagne l’agilité d’une start-up tout en capitalisant  sur l’expérience et le savoir-faire en développement de logiciels, acquises durant 20 ans.

Nerya propose aujourd’hui des solutions informatiques destinées à l’industrie qui accélèrent, sécurisent et assurent l’aspect règlementaire des plans de prévention et des permis de travail. Leurs logiciels permettent à des sites industriels à risque de maitriser des opérations de maintenance, en garantissant une sécurité optimale sans pénaliser la productivité. Leurs solutions qui travaillent la data en profondeur permettent d’obtenir une visibilité en temps réel de chaque intervention de maintenance effectuée dans une usine, un hôpital ou un navire. Malgré un ralentissement de l’activité dès septembre 2019 à cause des différents mouvements sociaux (gilets jaunes, retraites…), Nerya réalise un chiffre d’affaires de plus d’1 million d’euros soit une croissance de plus de 100%. En un an, l’entreprise est passée de 3 à 8 salariés ; « Le fait d’être indépendant nous à apporter une capacité à décider très rapidement et surtout de la confiance… Et cette confiance s’est traduite en investissements, ce qui a payé comme le témoigne notre chiffre d’affaires et notre taux de croissance ».

Cependant, ces investissements impactent logiquement la trésorerie de l’entreprise, Le Retour d’Investissement est planifié au premier trimestre 2020. Les opportunités affluent à partir de novembre 2019 pour se concrétiser à partir de février/mars 2020 . La crise du Covid  vient tout perturber ; les commandes en préparation ne sont pas signées : impossible d’aller faire des missions en Nouvelle-Calédonie, Martinique, Guyane. Pire, les usines s’arrêtent et suspendent voire annulent leurs projets et investissements : l’achat de solutions informatiques n’est plus la priorité dès que la survie de l’entreprise est en jeu. Ainsi, le chiffre d’affaires tombe à 0 durant les premiers mois de la crise. « Avec beaucoup d’efforts et d’ingéniosité, nous sommes aujourd’hui à 50% du CA de l’année précédente en espérant que les choses reviennent à la normale autour du mois d’octobre. »

 

La clé, c’est l’anticipation

Pour Jean-Claude, l’anticipation est essentielle, 10 jours avant l’annonce officielle du confinement, il appelle ses clients afin qu’ils règlent les factures. Au premier mois de confinement, Il place ses effectifs en chômage partiel : il ne faut pas garder mobilisé des ressources à peine occupée, quitte à reporter des livraisons. Des visioconférences hebdomadaires de 30 mn sont maintenues pour encourager chacun dans cette épreuve difficile sur le plan personnel et rassurer sur les orientations qu’il souhaite prendre.  Le deuxième mois, il sent que l’inactivité est pesante pour chacun de ses salariés, que l’entreprise se sclérose et que le démarrage se fera lentement à cause d’une inertie qui s’installe. Il décide donc avec son équipe de redémarrer alors que leur carnet de commande est vide ! Ils veulent être lancés et efficaces quand les commandes vont revenir. Il est fier de dire que NERYA a eu un comportement citoyen car elle n’a pas utilisé toute l’enveloppe des heures de télétravail qui lui avait été accordée. Pour soutenir sa trésorerie, il obtient un PGE puis effectue un benchmark sur toutes les aides disponibles, c’est ainsi qu’il prend connaissance de l’existence du dispositif COVID Résistance géré par IPA. Il se dit agréablement surpris par la rapidité de traitement de son dossier et ce, à chaque étape ainsi que par la qualité des intervenants bénévoles comme salariés. Elle se traduit par la pertinence des questions posées durant le comité. Malgré une expérience mitigée au sein des clubs d’entrepreneurs, il se dit prêt à rejoindre le Club IPA afin de profiter de l’expérience et du savoir-faire très diversifiés de ses membres, et de partager à son tour son expérience avec ceux qui en auraient besoin.

D’un point de vue humain, cette crise a été très dure. Malgré le télétravail, Jean-Claude tente d’entretenir le lien humain avec ses collaborateurs et de les préserver. Il autorise par exemple, un salarié qui vit mal le confinement dans son appartement sans balcon à venir dans l’entreprise pour changer d’air et profiter de la terrasse. Même si le travail à distance fait partie de l’ADN de l’entreprise avec l’utilisation intensive d’outils de visio-conférences et l’intégralité de sa documentation dématérialisée dans un cloud, la crise confirme l’importance d’une part de présentiel, mais aussi de la préparation du télétravail (lieu dédié au travail, connaissance des outils informatiques, connexion de qualité, sécurisation des données confidentielles…). Jean-Claude se retrouve aussi face à une grande diversité de clients, plus ou moins optimistes, plus ou moins préparés. Ses interlocuteurs ont été plus disponibles que jamais, mais il a déploré la difficulté à signer un contrat et le manque de prise de décisions dans le mode à distance : « Durant le confinement, nous avons fait des avancées sur de nombreux dossiers sans jamais rien signer ».

 

Un avenir entre opportunités et incertitudes

Pour Jean-Claude, cette crise a clairement montré les limites du télétravail. Il a aussi été rassuré par l’implication et la solidité de son équipe, son amour du travail et les sacrifices qu’elle est prête à faire pour préserver la viabilité de l’entreprise. La crise a mis en évidence l’interdépendance à l’échelle mondiale de l’économie, de la politique et de l’entreprise : « l’effet papillon ». C’est pour cela que pour lui, la veille à une échelle globale, est devenue primordiale.

Jean-Claude s’interroge : « Comment gérer le business demain ? ». Pour lui, cette crise représente une opportunité : ses logiciels constituent un accélérateur du télétravail, en dématérialisant des documents de sécurité, essentiels dans le fonctionnement de sites industriels. Une fois équipés ils n’ont plus besoin de faire passer des formulaires de main en main pour obtenir 4 signatures ! Ce qui est plus cohérent avec les nouveaux protocoles sanitaires. Quant à l’analyse des risques liés à la sécurité, ils peuvent être facilement transposés aux risques sanitaires sans aucun développement supplémentaires. Ainsi, les superviseurs de travaux qui ont été formés rapidement aux risques du COVID peuvent prendre les bonnes décisions en suivant les préconisations des logiciels NERYA qui apparaissent sur leur téléphone en fonction des situations.

Jean-Claude a choisi d’investir dans la communication web sur ces spécificités, risque payant puisque de nouvelles entreprises affluent pour des démonstrations des logiciels via les sites web Nerya. Chercher à se réinventer continuellement pour « ne pas mourir avant de profiter de nouvelles opportunités, car il est hors de question de s’arrêter là ! Le reflexe est de mobiliser des ressources au fur et mesure que le business affluent. Mais, je reste persuadé que les ressources mobilisées attirent le business ! On le voit avec les boutiques par exemple : Certains ont pris le risque d’ouvrir tôt, avec aucun client qui ne venait les premiers jours. Mais en les voyants ouverts régulièrement les clients sont revenus ! On ne peut pas tout fermer, attendre que le COVID soit vaincu et compter uniquement sur l’état providence et les aides régionales».

 

D’après une interview réalisée par Emma Guirandy pour IPA

 

Site Internet : https://www.nerya.fr/

 

Initiative Pays d’Aix -IPA est allé à la rencontre de Nicole Boutrolle, gérante de la boutique de décoration d’intérieur Karré Saint Roch, située rue Matheron à Aix en Provence. Passionnée par son métier, elle nous livre un portrait plein d’optimisme.

 

« Optimiste par nature »

 

NICOLE BOUTROLLE 

J’ai quelques casquettes en réserve !

Nicole Boutrolle, c’est d’abord un tempérament d’artiste. Après avoir étudié aux Beaux-Arts, elle se consacre à l’étalagisme avec beaucoup de vitrines à son actif notamment celle de la boutique Laura Ashley à Aix en Provence. Elle apprend durant toutes ces années les fondamentaux de la décoration d’intérieur. Salariée pour le compte de différents commerces liés à la décoration, elle navigue sur toute la région d’Aix-Marseille, avant de devenir gérante d’une franchise KA International dans la rue Mathéron à Aix en Provence. Après un premier rachat de la boutique par un groupe, elle décide de racheter l’établissement en nom propre en avril 2008. Il était temps pour Nicole de devenir entrepreneuse !

Aujourd’hui intitulé Karré Saint Roch, le magasin est multi-marques, on y trouve luminaires, tapis, rideaux, fauteuils, canapés plutôt haut de gamme, tendances et design. Sa clientèle est composée de personnes de 30 à 65 ans, de catégorie socio-professionnelle supérieure, ainsi que d’étrangers de diverses origines possédant des maisons secondaires dans la région. Nicole met un point d’honneur à proposer un service complet : en plus de son cœur de métier de décoratrice d’intérieur, elle se déplace chez les clients pour les conseiller, possède un atelier de confection pour les tissus et emploie un poseur. Elle gère elle-même l’ensemble de sa communication et de sa stratégie digitale ainsi que toute la logistique, « J’ai quelques casquettes en réserve ! » nous dit-elle avec humour.

De toutes ces activités, ce qu’elle préfère est le contact avec les clients, elle aime créer de véritables relations de confiance avec eux grâce à beaucoup d’échanges, afin de leur proposer un service très personnalisé. Nicole a même suivi des formations en programmation neurolinguistiques (PNL) afin d’améliorer ses capacités d’écoute et de compréhension de l’autre. Ces relations privilégiées et la qualité de ses prestations haut de gamme et conseils avisés c’est ce qui la différencie de la   plupart de ses concurrents. Le fait de posséder son propre show-room représente un réel avantage, les clients peuvent venir voir et toucher les produits (tissus, tapisserie…), essayer le mobilier, ce qui facilite la projection.

Nicole est aussi présente sur le site de la ville www.toutaix.com pour un gain de visibilité supplémentaire. Très active dans les associations de commerçants comme Aix en Commerce et APACA, dans laquelle, elle fait partie du Bureau et travaille sur les questions liées aux transports et à la mobilité ainsi que celles de l’art et la culture. L’engagement et l’ouverture dans la vie commerçante aixoise font partis de ses valeurs.

 

J’ai une entreprise, je veux qu’elle marche et je fais tout pour

Dès la seconde moitié du mois de mars 2020, elle sent un ralentissement conséquent de l’activité et ferme le magasin 4h avant l’annonce officielle gouvernementale. Pendant cet arrêt total de l’activité car pas de travail à distance possible, elle se concentre sur la mise à jour de son site Internet. L’objectif : qu’il devienne une véritable vitrine et qu’il occupe une bonne place dans le référencement Google. Le digital et la présence sur les réseaux lui apporte de plus en plus de clients. Sa stratégie digitale sur Facebook et Instagram est une mission qui en temps de crise prend tout son sens. D’autre part, elle est également à la manœuvre pour négocier avec ses fournisseurs les délais de paiements durant la période COVID, ils ont globalement joué le jeu.

Pour soutenir sa trésorerie, elle obtient un PGE ainsi que le prêt COVID Résistance géré par Initiative Pays d’Aix-IPA. Elle remercie Christian Prouvée bénévole chez Initiative Pays D’Aix, instructeur de son dossier pour « sa bienveillance et sa confiance, il a été très accompagnant, et ça fait du bien ». Cette étape renforce considérablement la confiance. Nicole souligne aussi la réactivité d’IPA concernant le versement des fonds.

« Optimiste par nature », Nicole garde espoir malgré une activité en boutique qui peine à redémarrer et un manque cruel de visibilité quant à l’avenir. Elle attend la période de la rentrée généralement intense car actuellement « il y a du monde dans les rues, mais personne ne rentre dans les magasins ». « J’ai une entreprise, je veux qu’elle marche et je fais tout pour ». Elle conclut avec une citation de Confucius qui lui parle tout particulièrement sur une note d’humour, qui illustre parfaitement son état d’esprit actuel « La plus grande gloire, ce n’est pas de tomber, c’est de se relever à chaque fois que l’on tombe ». Et on a beaucoup trébuché ! ».

 

D’après une interview réalisée par Emma Guirandy pour IPA

 

Site internet : https://www.decoration-aix-provence.fr/

 

 

Passionné de mécanique depuis l’enfance, Thierry Gibernon crée son entreprise de réparation d’horlogerie Le Garde-Temps en 2001. Féru de technique, il y effectue l’entretien des produits horlogers, mais aussi la création de pièces d’horlogerie. Il nous livre son histoire, et nous rappelle l’importance du lien social et du dialogue, en particulier en période de crise.

 

« Aimer, partager, rire »

 

 

Marchand de bonheur

Depuis l’enfance, l’esprit de Thierry Gibernon est orienté vers la mécanique. Bricoleur, il aime l’aspect technique et le fait d’assembler des composants. C’est donc naturellement qu’il se dirige vers sa passion, l’horlogerie. Il effectue un CAP réparateur puis travaille dans un atelier de SAV pendant 7 ans. A la suite de cette expérience, Thierry décide en 2000 de participer au concours du « Un des Meilleur Ouvrier de France ». Parallèlement, il a cumulé d’innombrables heures, à parfaire de son côté, la technique et la théorie. Il en gardera l’empreinte « extraordinaire, éprouvante, et humainement très forte » et quelques souvenirs de grosses migraines, dit-il avec humour. Ce concours lui servira de tremplin pour lancer, en 2001, Le Garde Temps. Notre Maître horloger poursuit sa route et accède en 2007 au titre de Maître Artisan d’Art et obtient également le label Entreprise du Patrimoine Vivant en 2008. Basée à Gardanne, son entreprise est spécialisée dans la réparation et l’entretien courant de toute l’horlogerie. Des montres de tous les jours aux pendules anciennes, il œuvre sans relâche pour atteindre ainsi les meilleurs résultats possibles. Il réalise aussi des créations de pièces (montres, pendules, horloges…) sur commande ou issues de son imaginaire. Thierry se veut « marchand de bonheur ». Il exige de lui-même et de l’ensemble de son équipe une qualité de travail et une constance irréprochables. Il souhaite avant tout établir une relation de confiance avec les clients. « On ne doit pas induire un client en erreur. Un professionnel se doit avant toute chose d’apporter l’éclaire nécessaire et indispensable, à la bonne prise de décision. Il m’est inconcevable que de telles pratiques puissent exister » souligne-t-il.

Il tente d’aller au-delà de la satisfaction, de créer le petit plus, l’émerveillement. Toute une démarche, comme l’exprime sa devise « Il n’existe d’autre choix pour atteindre la perfection que de rechercher toujours à se surpasser et de refuser les résultats médiocres. Soyez exigeant avec vous-même, critiquez vos fautes sans complaisance et vous serez sur la voie de l’excellence. Toujours plus près de la perfection sans jamais pouvoir l’atteindre un jour… ». Pour lui, ses produits sont « des objets connectés à quelques chose de profond ».. Une composition mêlant le temps et l’histoire des hommes dans le berceau de l’horlogerie. Thierry est fier de la grande richesse de son métier, forgée par près de 1000 années d’histoires, de savoir-faire, de sciences et de techniques. Mais dans l’exercice, les plus anciennes remontent à la fin du 17ème siècle. 300 ans tout de même pour ces vieilles dames.

  

La volonté de ne pas disparaître

Dès la fin du mois de février 2020, il sent « un poids qui tombe sur l’entreprise ». Le téléphone ne sonne plus, le confinement se profile et le malaise des collaborateurs se fait ressentir. Le stress et la peur de l’avenir grandissent, surtout en pensant « au crédit monumental à rembourser ». Affichant une farouche détermination de ne pas disparaitre, il se transforme en communiquant et lance des actions solidaires sur les réseaux. Dans la foulée il refait son site internet « www.le-gardetemps.fr » et crée de nouvelles pages illustrant ses actions. « Il fallait cela pour lutter contre cette peur », confie-il. La première est « Je soutiens mon quartier ». Elle invite les gens à voir ce et ceux qui les entourent et à soutenir les professionnels de leur quartier. L’objectif est de maintenir un lien humain et de créer un vecteur de bonheur et d’espoir. Vers la fin du confinement, il met en place un second projet, « Et après ?», qui vise à s’interroger sur le futur, sur les modes de consommation et la relation avec l’environnement post-confinement. Arrive enfin, dans une forme de maturité : « Le local c’est moi !». L’idée est d'offrir au public des pépinières de plantes aromatiques aux particuliers, afin . Le concept est d’illustrer qu’entretenir , c’est aussi en recevoir des bénéfices. Cela fait écho à l’économie locale : « si je soutiens les entreprises l’économie locale , cela aura des retombées positives pour moi. »

Pour son entreprise, Thierry a d’abord sollicité un PGE auprès de sa banque. Conscient que sa situation n’est pas la plus alarmante, il ne fait pas d’autre demande d’aide. Mais son tableau de pilotage finit par mettre en évidence de gros risques financiers. Que se passera-t-il en cas de reconfinement, à cause du décalage des paiements, du manque de commande ? Il demande alors un prêt COVID Résistance auprès d’Initiative Pays d’Aix (IPA).

 

On ne joue pas avec l’argent public

Thierry a apprécié le regard juste, exhaustif et la gestion saine et efficace sa demande par son instructeur Christian Prouvée. Malgré la complexité technique de son dossier, il apprécie les conseils et l’accompagnement dont il a bénéficié. Idem pour le comité, durant lequel l’écoute et la compréhension des données de l’entreprise est une priorité : « Cela permet de mesurer l’implication des porteurs de projets, de responsabiliser. On ne joue pas avec l’argent public. L’étude entre la cohérence de notre demande et la santé de notre projet, est menée avec bienveillance et objectivité ».

 

Aimer, partager, rire

Pour Thierry, cette crise a accentué sa « volonté de continuer envers et contre tout, de croire que tout est possible, et que plus on, y croit, au plus c’est cela devient possible ». C’est l’optimisme et le courage qui priment. Il profite de la restructuration de son entreprise (zone d’accueil du public, parcours, protocole sanitaire) pour renforcer son esprit de communication, sa bienveillance. Le but est d’optimiser, de développer, encore, l’écoute et le dialogue avec les clients. «Il faut rester connecter à l’essentiel : aimer, partager, rire ». Il espère une évolution positive de la perception du lien humain et une prise de conscience concernant les modes de consommation. Il a aussi pour projet de devenir un centre de collecte de déchets anciens liés à l’horlogerie à des fins écologiques, notamment en permettant au travers d’une réparation une 2ème vie aux objets.

D’après une interview réalisée par Emma Guirandy pour IPA

 

Site internet : https://www.le-garde-temps.fr/

 

 

Initiative Pays d’Aix met à l’honneur l’association Equus dont l’objet est de lier cheval et handicap à des fins thérapeutiques, sportives et de loisirs, pour des personnes en difficultés ou en situation de handicap. Benjamin Bernard, directeur de l’association et spécialiste du soin et du bien-être humain et promoteur du bien-être équin, a partagé avec nous son histoire, « sa réalisation professionnelle » au cœur des problématiques actuelles liées à l’accompagnement des personnes vulnérables.

Lier cheval et handicap

Fondée en 1987 par la psychomotricienne Bénédicte Berthelot, l’association Equus est pionnière en France dans la thérapie médiatisée par le cheval. Elle a pour objectif de lier cheval et handicap à des fins thérapeutiques, sportives et de loisir, notamment le renforcement des capacités et le travail sur les difficultés des personnes. Elle s’adresse aux enfants, adolescents, adultes, et personnes âgées souffrant de handicap moteur, psychique, sensoriel, de déficience intellectuelle, troubles du comportement ou encore de difficultés sociales. L’association est dirigée par Benjamin Bernard depuis le 1er juillet 2020, qui a succédé à Elsa Berthelot, aujourd’hui présidente et gestionnaire.

Equus prend aujourd’hui en charge 308 personnes de façon hebdomadaire en séance thérapeutique ou d’équitation adaptée et est en relation avec 26 établissements tels que des hôpitaux, des associations, des collèges etc. L’association est implantée dans un cadre superbe : au Haras des Templiers à Puyricard depuis 2007, et possède 8 chevaux, 2 chalets (une salle de travail thérapeutique et une salle de repos), un bureau administratif et une sellerie. Elle compte 5 salariés : 1 équithérapeute-directeur, 1 psychomotricienne, 1 psychologue, 1 monitrice d’équitation et 1 palefrenier.

 

Le 16 mars 2020, à la suite des directives gouvernementales, l’association est contrainte de cesser jusqu’à nouvel ordre son activité, malgré les conséquences négatives sur ses bénéficiaires. La décision est prise avec le conseil d’administration de placer l’ensemble des salariés en chômage partiel jusqu’au 17 août, à cause du manque de visibilité sur l’épidémie. De plus, la plupart du matériel équestre est partagé par les bénéficiaires et le port du masque est anxiogène pour certains patients, notamment ceux diagnostiqués T.S.A (Trouble du Spectre Autistique). Enfin, la distanciation sociale est impossible à mettre en place car le contact entre les professionnels, les bénéficiaires, les accompagnants et les chevaux, est indispensable lors des séances.

 

Des frais incompressibles du vivant

Malgré cet arrêt total, l’association doit continuer de payer ses charges, « des frais incompressibles du vivant ». En effet, les chevaux ne sont pas des véhicules que l’on peut remiser, ce sont des êtres vivants, qui nécessitent soins, nourriture et espace peu importe le contexte. Ces frais s’élèvent à environ 3 000 € / mois. En plus du paiement de ses charges, Equus veut limiter les reports de paiements et assurer la rentrée de septembre, dont le planning est déjà bien chargé. Grâce à un appel aux dons, l’association réussit à lever 14 000 € (crowdfunding « Hello Asso » et 2 dons anonymes d’entreprise), et 7 000 € leur seront prêtés par IPA dans le cadre du dispositif COVID Résistance. Ce prêt permet à Equus de payer les salaires dus et de mettre en place le protocole sanitaire très contraignant mais obligatoire, afin d’aborder la rentrée avec sérénité. Benjamin est heureux de pouvoir dire qu’en temps normal, l’association vit de 30% de financement public, et de 70% d’autofinancement. Ils peuvent également compter sur leurs soutiens historiques et précieux, leurs partenaires financiers au fonctionnement Général : le Conseil Départemental (service des personnes handicapées et service des sports) et la Mairie d’Aix en Provence (service handicap et solidarité et service des sports).

 

Justesse et soutien

Elsa Berthelot, qui s’est chargé de la démarche COVID Résistance auprès d’IPA, remercie Hinda Fettah, l’instructrice de son dossier pour sa « justesse et son soutien », elle a été d’une grande aide dans le montage du dossier : « Madame Fettah a été présente et professionnelle, je la remercie car cet accompagnement, c’est un soutien important. Le comité a été clair, professionnel et reconnaissant envers Equus pour leurs actions dans le domaine du handicap, ce qui est gratifiant en période de doute ». L’équipe d’Equus souligne aussi la grande réactivité d’IPA concernant le versement des fonds.

 

Notre travail, c’est la proximité

Même si le Covid « laisse des traces pour tout un chacun », et qu’il a eu un impact psychologique non négligeable sur les bénéficiaires, les salariés et les accompagnants, Equus est tourné vers l’avenir. Le protocole sanitaire mis en place en amont sera gardé pour la rentrée du 1er septembre car « ce sont de bonnes habitudes pour protéger des personnes à risque » et un travail de réadaptation avec des simulations de séances commencera dès le 17 août. Côté chevaux, la reprise va se faire en douceur après 5 mois de vacances, mais Benjamin leur fait confiance : « ils sont bien dans leur tête, il n’y a aucun souci à se faire de ce côté-là ».

Pour finir, Benjamin insiste sur l’importante prise de conscience des risques sanitaires qu’a engendré le Covid et la grande vigilance que cela implique : « Notre travail c’est la proximité, l’accompagnement dans la difficulté, nous ferons tout pour nous adapter, pour le bien-être de nos patients ».

 

D’après un interview réalisé par Emma Guirandy pour IPA

 

Site Internet : http://equus-association.fr/

 

 

 

Initiative Pays d’Aix est allé à la rencontre de Véronique Lanoye, Présidente et fondatrice du cabinet de consulting en ressources humaines VL pour Véronique Lanoye. Son activité a, comme la plupart des entreprises, été frappée par la crise. La dirigeante nous livre à travers sa définition de l’adaptation, son vécu, sa manière d’avancer. Une interview inspirante, chargée de positivité.

« Tout est possible, rien d’impossible »

 

 

Entrepreneuse dans l’âme

Psychologue du travail, Véronique acquiert une expérience solide entre entreprenariat et salariat durant 10 ans dans le domaine commercial, elle crée en 2018 son cabinet de consulting spécialisé dans les Ressources Humaines, la formation et le Coaching. Elle accompagne aussi bien les entreprises dans leur recherche du candidat idéal que les candidats à la recherche d’un emploi ou en réorientation professionnelle. Implanté sur le territoire national, son cabinet intervient sur tous types de postes dans de nombreux secteurs d’activité, et particulièrement dans l’IT, l’automobile et les prestations de services.

Véronique est fière du fonctionnement de son entreprise, qui contrairement aux grands cabinets, a une équipe commerciale, et une équipe dédiée à la production chargée du recrutement, des formations et du coaching pour les clients. Elle aime particulièrement « l’aspect 360° » de son cabinet et la capacité à proposer et co-construire une solution globale adaptée, qui font toute la richesse et la grande polyvalence de son métier.

Le 16 mars 2020, la crise du Covid provoque un gel complet des commandes notamment en termes de recrutement avec un report systématique des formations en 2021. Vient alors le temps des questions et de l’analyse de la situation. Il apparait évident qu’il faut « réduire la voilure » pour s’adapter.

Dans un premier temps, tout sera fait pour réduire les coûts : chômage partiel, départ de certains collaborateurs (faisant passer l’effectif du cabinet de 15 à 8) et l’arrêt de location de locaux. Dans un second temps, Véronique recherche des soutiens financiers qu’elle trouvera auprès de sa banque, mais aussi auprès d’IPA grâce au prêt d’urgence Covid Résistance.

 

En mode conquête

Véronique est une battante, elle ne baisse pas les bras face à la crise, à l’instar de son équipe qu’elle invitera à participer à la production d’idées innovantes pour faire face. De cette situation résulte une véritable créativité d’opportunités, cet esprit non-attentiste, c’est l’ADN même du cabinet VL.

Cette positivité, Véronique la ressent aussi auprès de ses clients, qui comme elle, se positionnent « en mode conquête », dans l’optique de créer de nouvelles opportunités de business. Le cabinet aborde une nouvelle stratégie commerciale : comment approcher les clients ? Comment leur proposer quelque chose de différent et d’innovant ? C’est en répondant à ces différentes questions que le cabinet a réinventé des solutions aussi pragmatiques que concrètes en partant des problématiques des clients.

Coût, réactivité, qualité de service, structure, l’entreprise de Véronique rencontre les mêmes problématiques que ses clients , ce qui permet un accompagnement au changement empathique et agile. Recrutement de Business Developpeur Secteur IT, accompagnement au départ de certains collaborateurs, c’est la réactivité qui prime.

 

IPA, un regard pragmatique et humain sur l’entreprise

Véronique a découvert l’action d’IPA par le bouche à oreille. Au-delà de l’aide financière apportée, elle en retient un véritable soutien moral, dès l’échange avec l’instructeur de son dossier Gérard Billaud, instructeur bénévole. Grâce à son analyse avisée, il a permis de valider certains choix stratégiques et de rompre l’isolement de la cheffe d’entreprise.

« Les questions et remarques posées lors du comité COVID Résistance sont pertinentes, preuves du professionnalisme et de l’implication des membres ». Ces interactions mettent en lumière deux éléments essentiels pour Véronique : l’importance d’un réseau d’entrepreneurs afin de bénéficier de conseils et d’avis mais aussi la capacité à se remettre en question régulièrement.

 

Chaque élément de la vie nous construit

Pour finir, Véronique nous partage avec beaucoup de sagesse sa définition de l’adaptation. Pour elle, il s’agit de commencer par une écoute attentive pour comprendre les vraies problématiques et ce que chacun attend, poursuivre par se demander comment répondre à leurs attentes et contraintes puis identifier les services que l’on peut proposer.

« Une chose est sûre, la crise du Covid réduit considérablement la fréquence des déplacements » dit-elle avec humour. Véronique, qui télétravaille depuis bien longtemps, estime qu’une part de présentiel reste essentielle. « Cette crise c’est juste une épreuve que nous avons surmontée, et s’il y a une deuxième vague, nous la surmonterons aussi sans rien lâcher. Chaque élément de la vie nous construit, tout est possible, rien d’impossible ».

D’après une Interview réalisée par Emma Guirandy pour IPA

 

 

 

 

Témoignage de Anne Marquaille, Franchisée La Compagnie des Familles
1000è entreprise soutenue par Pays d'Aix Initiative

"PAI a toujours été à mes côtés et ma toujours encouragée et fait confiance"

 

"En 2008 ayant été licenciée jai décidé de me lancer dans la grande aventure de lEntreprise. Très rapidement je me suis orientée vers le service et plus particulièrement la garde denfants. Ayant été confrontée à ce challenge  de concilier vie de famille et vie professionnelle, j’étais donc particulièrement sensibilisée pour venir en aide aux familles et leur apporter une solution pérenne et sérieuse. Jai décidé de créer une société de services de garde denfants à domicile.

 

Ne connaissant absolument pas ce domaine il me semblait plus opportun de me rapprocher dune franchise. Coup de cœur pour LA COMPAGNIE DES FAMILLES !

 

En mai 2009 jai ouvert ma 1ere agence sur Aix en Provence. Mon secteur géographique était donc principalement la communauté des communes. En juin 2013 jai ouvert une seconde agence sur Salon de Provence où aucun concurrent direct n’était implanté. Choix stratégique également car ces deux secteurs géographiques se complètent parfaitement, aussi bien  pour lapport de la clientèle que pour le recrutement.

 

Au départ jai embauché  une collaboratrice à mi-temps pour le recrutement et ensuite deux autres personnes qui se  partagent les tâches  administratives et le recrutement. A ce jour, jai environ une centaine dintervenantes ce qui représente 20 équivalent temps plein.

 

Dès la création de ma société en 2009 je me suis rapprochée de PAI afin de les solliciter pour un prêt sur lhonneur. L'intérêt de cette démarche était avant tout financier et ce pour augmenter ma trésorerie. Très vite je me suis sentie soutenue et épaulée par ma chargée daffaire. Nos rendez-vous trimestriels mont permis d’être très attentive à ma gestion et de ne pas travailler au feeling mais danalyser les chiffres et résultats.

 

En juin 2013, un prêt développement m'a été octroyé, pour louverture de ma seconde agence à Salon de Provence. PAI a toujours été à mes côtés et ma toujours encouragée et fait confiance.

 

Lorsque la  nouvelle est arrivée comme quoi j’étais la 1000 ème entreprise choisie ce fut une grande émotion. En effet nous sommes nombreux à les solliciter et à bénéficier de  leurs aides. Ma 1 ère interrogation fut : mais pourquoi moi ?

 

Cest une certaine  responsabilité  mais tellement de fierté davoir été sélectionnée.

 

Cest avant tout une reconnaissance de tout le travail accompli depuis 4ans, de mon sérieux et de mon désir davancer dans le monde de lentreprenariat de façon professionnelle.

 

Il est bien évident que j'ai tellement reçu, qu´à présent je souhaite renvoyer la balle. Continuer cette belle collaboration avec PAI en rejoignant l’équipe des bénévoles et continuer à insuffler cet élan d ´énergie positive, de partage, de solidarité qui restent les valeurs fortes de  PAI."

 

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Laetitia JUESTZ  D'YNGLEMAREGérante de la société VALROSE  

 Activité de création, fabrication et commercialisation d'accessoires pour lunettes

 

"Après 3 ans d’expérience j’ai eu l’opportunité de reprendre une entreprise. PAI m’a apporté un financement et un parrainage adaptés à mon activité de fabrication et de création d’accessoires pour lunettes. Mon expérience et le soutien de PAI m’ont permis d’aborder la reprise avec sérénité.

Mon parrain  m’aide à faire le point sur mon entreprise, à me recentrer sur l’essentiel. Il est très rassurant de pouvoir se tourner vers mon parrain lorsque je me heurte à certaines difficultés ou de lui faire part des avancements de mon entreprise." 

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